GUERRES D'EUROPE, MÉTROPOLISATION. OÙ ALLONS-NOUS ?
- Dominique Neirynck
- 24 févr.
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 août
Nos origines 5
Nord(s), Flandre(s), Plats-Pays... 1750-2000 : notre héritage. 1re moitié du 20e siècle : 2 Guerres civiles de l’Europe, devenues mondiales. 2e moitié du 20e siècle : en route vers la métropolisation ?
À Pierre Mauroy : le Maire de Lille, Président de la Communauté Urbaine des années 1990 et 2000, avait tout compris à la métropolisation... gare TGV Paris-Londres-Bruxelles dans Lille, quartier Euralille, création de l'Aire métropolitaine LKT (Lille-Kortrijk-Tournai). Depuis : le vide.
La révolution industrielle aux 18e et 19e siècles : développement économique et misère ouvrière
Le Nord de la France est appelé, au début du 20e siècle, l’"usine de la France" : torréfaction de la chicorée, production de sucre de betteraves, métallurgie, textile de Roubaix, extraction du charbon. Malgré la déchirure frontalière, la région pratique à nouveau un développement économique important aux 18e et 19e siècles. Les entrepreneurs, cadres et ouvriers construisent des empires industriels de niveau européen. Les savoir-faire de la seconde moitié du 20e siècle en seront issus : grande distribution, vente par correspondance. La misère ouvrière reste la marque de cette époque : à Lille, le tiers des enfants meurent avant 1 an. L’exemple de Chicorée Leroux : je publie en 1999 le livre La saga Leroux, aux éditions de l’aube, pour illustrer cette révolution industrielle du Nord de la France, par une biographie entrepreneuriale… 5 générations pour 2 siècles de constance et d’adaptation.

A Roubaix, social et paritarisme
Jamais le Nord de la France ne redeviendra une grande région économique comme sous la Renaissance. On assistera cependant à une révolution sociale, menée par les entrepreneurs et les syndicats, qui fondent le paritarisme. Je le rappelle dans La Saga Leroux (éditions de l’Aube, 1999) : "C’est le Nord-Pas-de-Calais qui crée, dès 1919, le 'supplément de salaire pour charges familiales', par une mutualisation des participations financières des salariés ; il se transformera bien plus tard, par les lois de mars 1932, puis de création de la sécurité sociale en 1947, en 'allocations familiales' ; c’est notre région qui crée l’'allocation à la mère au foyer' fin 1938 ; puis qui conçoit le logement à caractère social dès 1946 ; c’est à Roubaix qu’on crée le premier Centre de formation professionnelle français, en 1946 ; ainsi que le premier Centre d’Orientation Paritaire (COP), ancêtre des actuels CIO de l'Education Nationale."
1re Guerre mondiale : le Nord de la France est rayé de la carte
Economie versus guerres, ou le "complexe militaro-industriel". Dans les années 1980, Jean-Pierre Debourse, alors directeur de l’ESC Lille, et Michel Marcq, alors journaliste à la Voix du Nord, illustrent le drame de ce conflit pour le Nord de la France, en rappelant les chiffres d’une dévastation, d’un écrasement, d’un anéantissement. Economique et humain :
En 1992 Jean-Pierre Debourse intervient à Lille devant la Commission économique du CESR (Conseil Economique et Social) : "Le seul département du Nord, hors littoral, subit plus de la moitié des dommages de guerre industriels de la France." Pour la région : 1100000 invalides, 950000 maisons rasées ou endommagées, 120000 hectares agricoles inexploitables.
Michel Marcq : "Lors de la seule offensive allemande finale, au printemps 1918, entre Laon/Saint-Quentin en Picardie et Arras, chaque dizaine de mètres de terrain reçoit un tir de canon."
La conséquence sera l’éviction, pour notre région, de son complexe militaro-industriel, c’est-à-dire de toutes les activités économiques jugées stratégiques. Objectif : éloigner les usines de la frontière. C’est ainsi que Bréguet, leader français de l’aéronautique, doit quitter Douai pour Toulouse. On connait la suite, jusqu’à l’industrie aérospatiale, perdue pour le Nord. Traduction : perte de sièges sociaux et de centres de décision, départs des emplois stratégiques (seuls restent les emplois d’exécution). En 1995 Paris-agglomération pèse 20% de la population française pour 45% des emplois stratégiques. Deviennent sous-représentées la recherche et l’enseignement supérieur : en 1995 le Nord-Pas-de-Calais c’est 7% de la population active, mais moins de 5% des enseignants-chercheurs et organismes publics de recherche, 2% seulement des effectifs de la recherche industrielle. A contrario le Nord de la France reste la 1re région agroalimentaire de France, puisque ce n’est pas une activité militairement stratégique.
2e Guerre mondiale : Dunkerque la millénaire est rasée
En matière de destructions, de sous-développement imposé, ce qui n’avait pas été subi par notre région à l’occasion des guerres de religion puis de la 1re Guerre mondiale sera achevé par la 2e Guerre mondiale. Seul exemple : Dunkerque la millénaire est rasée. La mort de Henri Laurent, dont j’ai parlé ci-dessus au sujet de la draperie aux pays-Bas, résume à elle seule le reste. Né à Liège en 1903, il est formé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). C’est l’un des historiens européens les plus doués et prometteurs de sa génération. Ouverture d’esprit, curiosité, probité intellectuelle, exigence scientifique, intuition, érudition, originalité, modernisme, brillance, recherche acharnée des sources, puissance de travail. Malgré la tuberculose qui le ronge, malgré l’immobilise en sanatorium, malgré la souffrance… il est l’un des historiens européens les plus prolifiques de l’entre-deux-guerres. Il est la référence sur 3 thèmes :
le rôle du Brabant et de Bruxelles dans la formation des Pays-Bas des 17 Provinces (une clé de l’histoire bimillénaire du Nord-Ouest européen),
,l’histoire monétaire au 14e siècle en Flandre et dans le Brabant (une clé de l’histoire économique millénaire du même Nord-Ouest européen),
le commerce de la Flandre et des Pays-Bas avec la France et les territoires méditerranéens de l’Europe (une clé de la compréhension de l’apparition de l’industrie).
Comment meurt-il, à 37 ans seulement, le 28 mai 1940 ? Accrochons-nous. La bataille de Belgique vient de se terminer, avec la victoire et l’invasion fulgurantes des Allemands. Henri Laurent, militant antifasciste, avait déjà mis sa femme, universitaire américaine, et ses 2 enfants à l’abri aux Etats-Unis. Des militaires et des civils belges et britanniques embarquent à Ostende sur un coaster, le SS Abukir, pour tenter de rejoindre l’Angleterre. Henri Laurent monte sur le SS Abukir. Le S-34 est l’un des E-boats allemands, bateaux rapides, de la flotte de la Mer du Nord. Il prend le SS Abukir en chasse et lui envoie torpille sur torpille. A la quatrième le SS Abukir explose, se casse en deux et coule en 1 minute. 200 personnes sont à bord. On en retrouvera 30 le lendemain, qui ont tenu 6 heures dans l’eau. Immédiatement après l’explosion, le S-34 sillonne la zone du naufrage, phares allumés, pour achever les survivants dans l’eau en leur tirant dessus. Parmi les civils, se trouvent 50 religieuses d’un couvent de Bruges (Brugge) et un groupe d’écolières britanniques qui retournent chez elles. C’est un certain Albrecht Obermaier qui commande le S-34. Non seulement ce criminel de guerre ne sera jamais inquiété mais il fera carrière dans la marine allemande et finira Vice-Amiral en 1971, avant de mourir en Bavière dans son lit en 2004, à 92 ans.


2e moitié du 20e siècle : la nouvelle réindustrialisation… automobile, grande distribution
Les décennies 1950 à 1980 sont marquées par le remplacement, pour faire simple, des houillères et de la sidérurgie par l’automobile (décision exogène de l’Etat) et la grande distribution (développement endogène, autour de Gérard Mulliez), sous la forme d’hypermarchés ou de catalogues par correspondance.
Années 1990 et début des années 2000 : l’immense espoir de la métropolisation, initiée autour de Pierre Mauroy
Pierre Mauroy (1928-2013) est enterré au cimetière de l’Est à Lille. Au cours des années 1990 il fait naître une formidable dynamique de développement et d’espoir, relayée par de nombreux acteurs qui nourrissent sa stratégie : le géographe Charles Gachelin, le directeur de l’ESC Jean-Pierre Debourse (décédé en 2013), le journaliste Michel Marcq, le directeur de l’Agence de Développement Francis Ampe, le responsable du projet Euralille Jean-Pierre Baïetto (décédé en 1998). Réalisations de Pierre Mauroy :
il prend en main la Communauté Urbaine de Lille pendant 20 ans, la transformant en un puissant outil d’aménagement et de réflexion (avec une Agence de Développement dirigée par Francis Ampe) ;
avec l’aménageur Jean-Paul Baïetto (le père de Marne-la-Vallée, décédé à 57 ans en 1998) il crée Euralille, centre d’affaires et de logement, autour de la gare TGV ;
il impose la gare TGV, avec les Eurostar et les Thalys, dans Lille, reliant la ville directement à Londres, Paris, Bruxelles ;
il lance l’Aire métropolitaine européenne LKT (Lille-Kortrijk-Tournai).
Bruno Bonduelle, président de la CCI de Lille, excite alors les méninges par ses propositions et par l’action du Comité Grand Lille tout au long des années 2000. Le Comité Grand Lille est ainsi défini par Pierre Mauroy : "Associe des professionnels de la culture, des dirigeants d’entreprises privées et des représentants des pouvoirs publics, issus de toute la région lilloise et réunis de manière informelle afin de promouvoir et de soutenir des projets à vocation internationale susceptibles d’affermir l’image extérieure de notre région".


Fin des années 2000 et années 2010 : le Nord de la France passe à côté de la métropolisation
Aujourd’hui Pierre Mauroy, Jean-Pierre Guillon, Bruno Bonduelle ne sont plus aux affaires. Ces personnalités exceptionnelles, leur dynamique, leurs équipes, leurs réseaux, leur synergie ne seront pas relayées et la région est entrée dans une longue période de sous-développement relatif et d’effacement :
l’Aire métropolitaine LKT (Lille-Kortrijk-Tournai) a avorté ;
aucun leader (politique, économique, journalistique, universitaire) de niveau international ne se détache plus dans la région ;
l’insertion du Tunnel sous la Manche, le plus grand chantier de l’histoire de l’humanité, dans le territoire régional, est inexistante, malgré un management d’une qualité exceptionnelle ;
le projet de couple Lille-Bruxelles est abandonné ;
la gare TGV-Eurostar-Thalys, et ses parkings dans Lille, sont saturés à 8 millions de passages par an et le projet d’un hub TGV-Eurostar-Thalys à Lesquin, pour permettre de passer à la dimension supérieure de 20 millions de passages par an, ne verra pas le jour ;
la conscience régionale subit un effritement accéléré, plus aucun leader n’exprimant de vision.
Comment développer un territoire : l’art de la métropolisation
"Le mal du siècle vient de deux causes : ce qui était n’est plus ; ce qui sera n’est pas encore." Alfred de Musset (Confessions d’un enfant du siècle, cité par Marc Ullmann : Musset nous avait prévenus !, Le Nouvel Economiste, 13 mars 1992). Bruno Bonduelle préside la CCI Grand-Lille au début des années 2000. Animateur infatigable du Comité Grand Lille, initié par Jean-Pierre Guillon — cheville ouvrière : Maxence Brachet — il théorisera et promouvra inlassablement le développement métropolitain du Nord de la France autour de Lille. La génération qui suivra celle du trio Pierre Mauroy / Jean-Pierre Guillon / Bruno Bonduelle pratiquera l’encéphalogramme plat. Bruno Bonduelle définit dès les années 1980 l’impératif de métropolisation, ou capacité d’une ville à acquérir une stature internationale, en 3 éléments :
la qualité et la diversité des services qui y sont proposés ;
la densité des activités supérieures, dans tous les domaines : politique, journalistique, universitaire, recherche, entreprises, culture ;
un pré-requis : 3 millions d’habitants au minimum, pour créer une concentration de femmes et d’hommes, de valeur, d’activité, de services qui devient centripète, attirant cadres et talents.
40 années après, l’histoire régionale permet de définir rétroactivement les 3 conditions qui fondent le développement territorial.

1re condition pour développer un territoire : l’intelligence des leaders politiques, qui les pousse à "travailler ensemble"
Il est impératif que les leaders élus (des monde politique et économique) comprennent ce qu’est le développement territorial. Définition : c’est le croisement fusionnel de l’aménagement du territoire (le hard) et du développement des entreprises (le soft). Exemple : c’est par l’intelligence du Maire d’Arles que la ville est devenue capitale mondiale de la photo (cf. mon article La photo à Arles, dernier paragraphe). Le passé nous l’enseigne, comme l’a brillamment illustré le documentaire de Frédéric Wilner Amsterdam, Londres, New York : trois villes à la conquête du monde, sur Arte en 2017. La recette :
esprit d’entreprise,
liberté politique,
culture d’innovation,
art de travailler ensemble,
fierté territoriale.
C’est par cette recette que Gand (Gent-), Anvers (Antwerpen), Bruxelles progressent considérablement au cours des années 1980 à 2000.
2e condition pour développer un territoire : la motivation et la fierté territoriales
La Flandre ne nous appartient pas : nous appartenons à la Flandre. Pour paraphraser la célèbre phrase de Jean-Paul Poletti : "Je dis aux Corses : ne vous emballez pas, la Corse ne nous appartient pas… C’est la Corse qui fait les Corses et non les Corses qui font la Corse. Ce sont les Corses qui appartiennent à la Corse, et non la Corse qui appartient aux Corses !" 2 exemples comparatifs :
C’est toujours dans la tête que ça se passe, la génération du développement territorial. Le magazine L’Express du 24 janvier 2018 titre à la une : "Zéro chômage — Le secret vendéen du plein-emploi", en référence à l’article "Les Herbiers, pays du plein-emploi". L’enquête rappelle l’absence d’atout au départ, mais l’existence d’un "certain état d’esprit". Pas d’histoire industrielle, par de familles dans les affaires, pas de métropole, pas d’équipement (aménagement des transports, santé, gare)… une simple Communauté de communes de 30000 habitants. Et pourtant : 30 zones d’entreprises, 5% de taux chômage (considéré comme un plancher de flux). La réalité : la plupart des entreprises sont créées par un habitant du territoire, puis se développent. Les 2 explications fournies par L’Express : le génocide des Vendéens en 1793 a structuré une mentalité appuyée sur le fait de ne rien attendre de l’extérieur, et l’enseignement est privé donc appuyé sur la doctrine sociale de l’Eglise, elle-même structurée par ce maître-mot : la solidarité.
En 2011 Anvers (Antwerpen) lance son MAS (Museum aan de Stroom — Musée sur l’eau), à l’entrée du Port. Son essence : la fierté de la ville. A la fois maritime et ethnographique, il connaît un succès brillant. Le MAS fait découvrir Anvers (Antwerpen) dans le monde. Il est devenu immédiatement le 1er musée d’Anvers (Antwerpen): près de 700000 visites par an.

Les ratés nordistes : de l’aménagement du territoire au "dé"ménagement du territoire…
Pourquoi notre région passe-t-elle, par exemple dans le domaine culturel, systématiquement à côté des opportunités ? Qui sait, dans le Nord de la France, qu’Annette Messager, l’une des plus grandes artistes plasticiennes au monde, est née à Berck, où son père était architecte ? Qui sait que Calais a vu naître le 1er Prix Nobel d’économie décerné à un Français (Gérard Dereu, 1921-2004) ? 1 autre (contre-)exemple, récent… 2001 à Dunkerque : Tillie et Etienne Lelieur reconquièrent les friches portuaires par la culture. Les quais du port les plus proches de la ville revivent. 5 années durant, des artistes de Dunkerque, de Belgique, des Pays Baltes, investissent le port côté ville. Tillie (cuisinier sur des événements culturels et des tournages de cinéma) et Etienne Lelieur (comédien) développent une énergie hors du commun, structurant le projet Free Darse. Ils sauvegardent et mettent en valeur le site, superbe, lançant les chantiers de réhabilitation des bâtiments industriels désaffectés : l’entrepôt Jokelson et Handstaem, les Douanes, le chai à vin, la pompe à vin, et bien sûr les grues. Les événements publics se suivent à un rythme soutenu : concerts de blues, de jazz, de rock, d’électro-pop, spectacles, DJ’s, expositions, festivals de films, bars à soupe, banquets maritimes… 20000 visiteurs de 2001 à 2004.


Sans oublier, le 19 septembre 2004, un concert gratuit et amical offert par Manu Chao, alors au faîte de sa gloire. Le même Manu Chao qui s’enflamme sur son site internet en faveur de Free Darse et souhaite y investir un petit cargo désaffecté pour y préparer ce qui sera le principal album de sa carrière. En face, chez les leaders locaux, encéphalogramme plat, alors que la ville devient un haut-lieu de la culture en Europe. Manu Chao ne sera pas accueilli, même pas reçu, par les responsables locaux, qui ne comprennent pas l’enjeu.


Tillie et Etienne partiront vers d’autres aventures ; la fabuleuse petite écluse qui fait l’âme du quai sera bouchée ; les grues seront détruites. Alors que les mêmes sont restaurées et entretenues à Anvers (Antwerpen), pour la beauté de la jonction centre ville et port. Et Manu Chao présentera son album en 2006 devant 180000 fans sur le Zocalo, la grand-place de… Mexico. Pour illustrer ce que Dunkerque perd alors par l’inconsistance de ses leaders. Cas emblématique, non pas d’aménagement du territoire, mais de déménagement du territoire…
3e condition pour développer un territoire : mener une "politique", c’est-à-dire choisir un thème et en être le leader
Mener une politique de développement du territoire, c’est choisir ou définir un thème, dans lequel le territoire doit devenir leader. Pour s’affirmer comme métropole, sur ce thème. Amsterdam est un exemple parfait, avec le thème muséal. La ville, en 20 ans d’efforts gigantesques, a créé le Museumplein, devenue l’un des 1ers lieux muséaux de la planète, en regroupant et rénovant 3 musées de niveau international :
le Rijksmuseum, exceptionnel en collections de peinture flamande et hollandaise,
le Van Gogh Museum,
le Stedelijk Museum ; ce dernier, "municipal", est en fait un musée d'art contemporain, dont le bâtiment fut redessiné voici quelques années en... baignoire.
Evidemment, les services suivent : restaurant dans le Rijks et le Stedelijk. Il existe (à Paris, Londres, New York, Los Angeles notamment) des musées équivalents ou supérieurs, mais pas concentrés à 3 l'un contre l’autre. Cette capacité à définir un domaine d’excellence permet à une métropole d’être mondialement visible. A contrario, le choix récent par les Hauts-de-France en faveur de la photographie est une erreur majeure : Lille restera invisible car elle ne sera jamais qu’un sous- Arles… A Amsterdam, le soft suit le hard, et la lecture des lettres-mails des musées d’Amsterdam, à rythme hebdomadaire, illustre le niveau, la puissance, l’ambition des auteurs de cette politique culturelle.




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