ISOLDE VAN DEN EYNDE, POUR COMPRENDRE LA FLANDRE. ET LA WALLONIE...
Dernière mise à jour : 25 sept.
Vécu 15
Article écrit selon l'actualité de septembre 2016.
Vous voulez comprendre de l'intérieur la Flandre, la Wallonie, la Belgique, Bruxelles ? Alors lisez Isolde.

Flandre, Wallonie : je t'aime, moi non plus
Vous voulez apprécier, vu sous l’angle de son actualité politique, la Flandre qu’on aime ? Ouverte et enracinée, intelligente et pragmatique, curieuse et déterminée, classique et créative. Alors LISEZ
ISOLDE. Isolde Van den Eynde. À tout juste 40 ans, la journaliste flamande a intégré le rapport “je t’aime moi non plus” de la Flandre envers la Wallonie. Isolde qui se balade en français comme en néerlandais. Grâce notamment à Maman et Papa (cf. ci-après : “Jubilatoire”).
"Avec une aisance désarmante"
Voici ce qu’en dit Jacques Hermans dans La Libre Belgique du 30 juillet 2026 : “Née à Gand en 1986, Isolde Van den Eynde nous adresse la parole en français. La conversation se prolonge dans la langue de Molière alors que nous lui avons adressé la parole en... néerlandais. Elle s'exprime avec une aisance désarmante. La journaliste nous confie que le français a toujours fait partie de sa vie. Lorsqu'elle était enfant, ses parents l'envoyaient suivre des stages en Wallonie. À l'école, elle prenait plaisir à jouer des pièces de théâtre en français.”
"La curiosité de mieux se connaître"
La photo de l’article (signée Éric Guidicelli, directeur du pôle images de La Libre Belgique) est ainsi légendée : “Isolde Van den Eynde reste persuadée que la curiosité de mieux se connaître reste un élément essentiel pour l'avenir de notre pays.”
Journaliste politique pour HLN
Isolde Van Den Eynde est journaliste et éditorialiste (journaliste politique) pour “Het Laatste Nieuws — HLN” à Anvers-Antwerpen et est régulièrement invitée par la RTBF et la VRT. Titulaire d’un “Master, Communication and Media Studies, Universiteit Gent” et d’un “Master, Audiovisual journalism (radio and television), Erasmushogeschool Brussel”. Avec Isolde, le lecteur curieux de flamandité et de compréhension envers la question communautaire belge retrouve aujourd’hui une plume pertinente et efficace. Car nous étions orphelins d’une SIGNATURE ÉCLAIRANTE depuis la disparition de MANU RUYS voici une décennie. Manu Ruys qui fut rédacteur en chef de De Standaard et auteur de De Vlamingen: een volk in beweging, een natie in wording, édité en néerlandais puis en français (Lannoo, 1972).
Jubilatoire
Quant à Papa ? Il s’appelait Francis. Francis qui, avant même d’être trentenaire — j’étais étudiant quand nous nous rencontrions —, militant de la promotion du néerlandais, maniait le français à la perfection. Francis : esprit critique (à mes yeux, j’ai retrouvé bien plus tard cette lignée de pensée chez Spinoza), humaniste (idem chez Érasme de Rotterdam et Montaigne), européen farouche (Stefan Zweig, Charlemagne/Alcuin), fédéraliste inconditionnel (Denis de Rougemont, Jean Mabire, Guy Héraud), militant frondeur (Guido Gezelle), rédacteur passionné (Frans Van Cauwelaert). Voilà le souvenir marquant — et très personnel — que je conserve de lui un demi-siècle après. À sa manière, fou de Flandre, de Néerlande, d’Irlande, de France. Bref, d’Europe. Francis qui, déjà — il sera député pendant près de 20 ans — pratiquait l’acte politique d’une manière trop rare : JUBILATOIRE. Et surtout, surtout : Francis riait tout le temps.

Jean-Jacques (Servan-Schreiber), reviens ! Françoise (Giroud), reviens !
Rentrée 2026 : Isolde Van den Eynde reprend son pocast vidéo hebdomadaire — sur Het Laatste Nieuws, gratuit, chaque mercredi —, Het Rapport van de Wetstraat : https://www.hln.be/podcasts/het-rapport-van-de-wetstraat-107524. Pour une fois, la néerlandicité dee premiers paragraphes de cet article va tenter ici de nous éclairer sur la francité. En effet, si à partir d’Isolde Van den Eynde — et autour d’elle dans les autres médias de Belgique —, ou de Manu Ruys en son temps, on arrive à cerner en politique la scène journalistique belge de qualité, quid de la France ? Où pourtant la situation politique est apparemment plus simple. Y serions-nous orphelins ?

Journalisme politique : en France l'orphelinat nous guette
Dans ce domaine, la puissance de feu des décennies précédentes sidère, en comparaison de l’”absence” actuelle :
- Nous avons perdu l’exceptionnel Jean-Pierre Elkabbach. Qui a rejoint ses grands prédécesseurs les géants Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, inventeurs de la presse-magazine d’analyse avec L’Express, comme Jean Daniel avec Le Nouvel Obs. C’était l’époque quand un journaliste européen — en l’occurence un Français — pouvait connaître un succès mondial avec un essai : Le Défi américain de JJSS en 1967… 10 millions d’exemplaires vendus et des traductions en 15 langues !
- L’unique Jean-Marie Colombani, ancien responsable du Monde, à la longue mémoire, se retire pour prendre sa retraite, notamment des émissions de télévision menées au nom du site d’information slate.fr, qu’il a créé.
- Retraite aussi pour le clairvoyant Franz-Olivier Gisbert, Normando-Américain, successivement dirigeant du Nouvel Obs, du Figaro, du Point : à l’époque on pouvait passer de gauche à droite (ou l’inverse) sans se renier, l’excellence journalistique servant de passeport.
- David Revault d'Allonnes a quitté voici déjà 10 ans Le Monde (mais quelle idée !!) : il y fut 3 ans grand reporter au service politique, son intelligence et son expérience irremplaçables (il suivait les présidentielles sur le terrain pendant des semaines) lui permettant alors de générer des visions fulgurantes.
À vos crayons !
Finalement, dans un pays comme la France, chaque génération enfante, sur 1/3 de siècle, 2 ou 3 journalistes politiques hors du commun, pas plus. Alors, aujourd’hui, où sont-ils ? Qui sont-ils ? À vos crayons ! La raison de ce vide relatif est-elle la remise en cause actuelle du principe de liberté de la presse imposé par le Programme du Conseil national de la Résistance (CNR) le 15 mars 1944 ? Rappel : rétablissement de “la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères”.
Redoutable diagnostiqueur
Devant l’horizon du journalisme politique qui poudroie dans le vide, je n’en vois plus qu’un. Et il a déjà autour de 75 ans. Car mes 3 sources en presse écrite française dans ce domaine sont :
- Le Monde, pour la culture, la qualité, l’intelligence inégalées ;
- slate.fr, pour la diversité des informations… et Jean-Marie Colombani en est le créateur ;
- enfin Le LibreJournal.
Le LibreJournal : appli gratuite, montée par Laurent Joffrin, probablement donc le meilleur journaliste politique français actuel ? Depuis la déception générée par Léa Salamé…. Laurent Joffrin aura été pendant 1/3 de siècle tour à tour patron du Nouvel Obs et de Libé. Le LibreJournal : édito court et incisif (rythme entre quotidien et hebdo). Tendance affichée de gauche / centre gauche ; il suffit donc de “corriger” à la lecture, comme pour tout média d’opinion. Surtout, son discernement, sa vision, sa synthèse sont sans concurrence et dépassent donc son positionnement. Et pourquoi pas une “vue de gauche” revendiquée, si elle est signée par un redoutable diagnostiqueur ? Slogan du média : “On peut être de gauche et avoir une bonne droite !” Mais tout de même, 1 c’est bien peu… À vos crayons !




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