SPEELLIJST : AUTOUR DU BLUES
- Dominique Neirynck
- 21 déc. 2024
- 14 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 août
Vécu 11
Au regretté compositeur Dunkerquois Noël Cordier, qui m’aura appris le solfège. Par sa rigueur. À Jocelyne Garein-d’Hondt, qui m’aura appris le piano. Par sa patience…
Photo en-tête : le site internet de Duke Robillard en juin 2025.
BLUES
Immense mouvement musical... et pourtant le blues c’est précis : le morceau doit respecter la grille du blues. Soit 1 phrase de 4 mesures à la tonalité ; 1 phrase de 2 mesures à la quarte puis 2 à la tonalité ; 1 phrase de 1 mesure à la quinte puis 1 à la quarte puis 2 à la tonalité. Sinon, exit : ce n’est pas du blues.
Sonny Boy Williamson
Les fondateurs du blues s'expriment à la fin du 19e siècle. On n’a pas le son, alors que ce sont des génies, de simplicité épurée et de douleur. Ceux des années 1920 à 40 sont donc considérés comme la 2e génération (en réalité la 1re audible), dont Sonny Boy Williamson. L’un de ses nombreux pseudos. Ne savait pas quand il est né, à 20 ans près : entre 1890 et 1910... Comme les autres géants des débuts : né dans le Mississippi. Mais il ne montera pas à Chicago, seulement jusqu’à l’Arkansas. Fils de petits fermiers Noirs sur une plantation. Rien à jeter dans sa musique. Et grand harmoniciste. Conserve le melon sur la tête toute sa vie, après une grande tournée au Royaume-Uni. Mort en 1962. Tous ces bluesmen composaient les blues. Cf. l’album The best of Sonny Boy Williamson, particulièrement :
Lonesome cabin, pour le dialogue guitare/harmonica. Quand on pense qu’on ne connaît pas le nom du guitariste qui l’accompagne sur ce titre... son accompagnement chaloupé est exceptionnel de simplicité.
Bring it on home, très réussi, et voix au mieux.
Mais tout le CD est formidable.
Muddy Waters
Un géant du blues. 1913-1983 : naît en Louisiane et part à Chicago. Il met longtemps à percer, seulement en 1954. Enterré à Chicago. Il intègre le blues traditionnel du delta du Mississippi, à la guitare électrique, et crée le son du Chicago d’après-guerre. Qui influencera la planète, à commencer par l’écurie Motown. Il est l'auteur de la chanson Rolling Stone. Un groupe de p’tits jeunes, qui jouent du rock à Londres, reprennent ce nom en son hommage… Tirés de l’album The best of Muddy Waters, qui regroupe des enregistrements des années 1950 :
Long distance call
Mannish boy. 2 ans avant sa mort (il a ici 68 ans), les Rolling Stones lui rendent hommage en venant chanter avec lui. C’est sur la scène du Checkerboard Lounge, club mythique du blues de Chicago, créé en 1972 par un certain… Buddy Guy. https://www.youtube.com/watch?v=32YQYJuxyn0
Luther Allison
Naît en Arkansas en 1939 ; ses parents partent, comme tant d'autres, pour Chicago. Il y sera influencé par B.B. King avant de devenir porteur lui aussi du son blues de Chicago. Carrière immédiate chez Motown dans les 60’. Part à Paris du milieu des 80’ au milieu des 90’. Très rock. Refait une tournée de 2 ans en 1995 aux Etats-Unis, lors du grand retour du blues. Luther Allison fait paraître l’album Where have you been ? Luther Allison - live in Montreux 1976-1994… parce que tout le monde lui pose cette même question ; d’où le titre de l’album. Très électrique et rythm and blues. S’il faut choisir :
Gamblers blues, de Willie Dixon
Same thing (idem)
Bad news is coming, prémonitoire : Luther meurt, à 57 ans seulement, en 1997, d’un cancer du poumon.
Every day I have the blues. Version de 1986 au Festival de Montreux, avec Eric Clapton. Ils sont invités dans ce concert par Otis Rush (l’homme au chapeau blanc), autre grand du blues de Chicago, né en 1935 et mort en 2018… Version de près de 10’ (et on ne s’en lasse pas…). https://www.youtube.com/watch?v=GVFT9jh8-7g
Louis Armstrong
Oui, oui, bluesman aussi.
Saint Louis blues, évidemment. Avec son Hot Five. Titre de William Christopher Handy, considéré comme le fondateur du blues, fils de parents nés esclaves en plein 19e siècle.
Basin Street blues.
Memphis Slim
Le maître du blues au piano. 300 albums enregistrés. Son vrai nom est John Len Chatman. Naît en 1915 dans le Sud, à Memphis, et partira à Chicago. Y joue avec Willie Dixon, le plus grand contrebassiste du blues, auteur de nombreux blues. Puis tournée en Europe et il s’installe définitivement à Paris en 1962. Y meurt en 1988. Pilier du Trois Mailletz, à l’époque le plus grand lieu de blues en Europe. L’illustrateur Jean Claverie a écrit 2 livres pour enfants sur lui : Little Lou, La route du Sud.
Album Memphis Slim Willie Dixon aux Trois Mailletz : j’avais acheté ce disque sur vinyle à 15-20 ans. Rien à jeter, tout est exceptionnel.
B.B. King
Le géant du blues. Que dire ? Que sélectionner ? Tout est surhumain. Tout est remarquable.
The thrill Is gone. Chanson de 1951, popularisée par B.B. King en 1970 et devenue un standard mondial du blues, repris par un grand nombre d’artistes, dont Aretha Franklin et Luther Allison. B.B. King le joue dans une demi-douzaine de films de cinéma, dont Casino de Martin Scorcese. Version tirée ici du Crossroads Guitar Festival 2010 de Chicago : "The Crossroads Guitar Festival is a music festival and concert that benefits the Crossroads Centre, a drug treatment center located in Antigua, founded by Eric Clapton in 1998". https://www.youtube.com/watch?v=SgXSomPE_FY
Ou par exemple l’album The best of B.B.King volume 1 :
You upset me baby
Every day I have the blues
Five long years
Beautician blues
Dust my broom
Three o’clock blues
Ain’t that just like a woman
Sweet sixteen
Whole lot of lovin’
Mean ole Frisco
Please accept my love
Blues for me
Early every morning
Blues at sunrise
Please love me
Éric Clapton
Eric Clapton est Anglais, né en 1945. Abandonné par ses deux parents. Il est le découvreur de Bob Marley ! Eric Clapton reprend en 1974 I shot the sheriff, de Bob Marley, qu’il rencontre alors que ce dernier est encore un inconnu du grand public. C’est une révélation : Eric Clapton fait découvrir le reggae à la planète et, l’année suivante, Bob Marley entame une tournée mondiale portée par No Woman, No Cry. Succès universel.
I shot the sheriff, version tirée ici du Crossroads Guitar Festival 2010 de Chicago : "The Crossroads Guitar Festival is a music festival and concert that benefits the Crossroads Centre, a drug treatment center located in Antigua, founded by Eric Clapton in 1998". https://www.youtube.com/watch?v=APWhx97QvxE&list=PLmXxqSJJq-yUF3jbzjF_pa--kuBuMlyQQ&index=91&t=0s
Layla. Eric Clapton écrit cette chanson en 1970 pour Pattie Boyd, alors la femme de George Harrison, des Beatles, qui deviendra sa femme. https://www.youtube.com/watch?v=pKwQlm-wldA
Buddy Guy
L’un des 10 géants du blues, né en 1936, de la 2e génération, le dernier encore vivant. Était pote des fondateurs, les B.B. King et autres Muddy Waters. De Clapton aussi, qui le reconnaît comme son maître… Buddy, enfant, démarre la guitare sur le seuil de sa maison en Louisiane : un bâton et sa moustiquaire tendue dessus. Un mec passe et lui paye une guitare. Il part à Chicago avec ; un mec passe et il est embauché dans un bar de blues où joue juste Otis Rush. Et là un mec passe... il s’appelle juste Muddy Waters. Et un autre, il s’appelle juste B.B King... et un autre, il s’appelle juste Eric Clapton. Ils prennent tous une gifle et ils ne le lâcheront plus. Et Buddy Guy devient ce qu’il était : un des 10 géants du blues. Depuis le renouveau du blues des années 90, Buddy Guy est considéré comme une des grandes légendes du blues.
Stay around a little longer. Buddy Guy invite ici B.B. King, en 2010. https://www.youtube.com/watch?v=emyt-agLE_s. Sa fille, Rashawnna Guy est la rappeuse Shawnna.
Sweet home Chicago. Ecrite en 1936 puis devenue un classique du blues. Buddy Guy, avec Eric Clapton et Johnny Winter ; extrait du Crossroads Guitar Festival 2007 de Chicago, en live au Toyota Park, devenu le SeatGeek Stadium, stade destiné au soccer, situé à Bridgeview dans la banlieue ouest de Chicago, dans l’Illinois. https://www.youtube.com/watch?v=ZEmvBdRLg4k
Citons aussi l’album Buddy’Baddest : The best of Buddy Guy, compilation de ses succès des années 1990, décennie du grand retour du blues (après 10 ans de new wave qui l’avait fait disparaître). C’est du blues limite rock, bref c’est le son du blues électrique de Chicago, fondé notamment par Muddy Waters et Willie Dixon (que Buddy Guy a accompagné jeune) :
le roulé Mustang Sally en apéro,
le profond She’s nineteen years old en entremets,
le mélancolique Miss Ida B (pour la guitare du Buddy) en dessert,
le pot-pourri sans concession Innocent man en digestif,
et, en berceuse : I need your love so bad.
Mais aussi l’album Buddy Guy Slippin’in, avec au piano Johnnie Johnson, qui fut l’accompagnateur de Chuck Berry :
7-11 : solo magistral du pianiste Johnnie Johnson
Shame, shame, shame
Love her with a feeling
Litte dab-a-doo
Trouble blues
Don’t tell me about the blues
Corey Harris
L’insaisissable. Blues très agréable, ouvert, attachant, étonnant, inattendu. Bref déroutant.
Album Mississippi to Mali :
Coahoma
Big road blues
Mr. Turner
Charlene
Album greens from the garden. Sautent aux oreilles : les origines cajun louisianaises de Corey Harris, sa fraîcheur et son humour presque français (se succèdent pastiches, rigolades, clowneries légères, imitations, décalages)… et c’est souvent en français. Corey Harris est ici producteur, compositeur, arrangeur, mixeur, chanteur, musicien. Il joue l’electric lap steel, avec la guitare posée à plat sur les genoux. Son ouverture musicale impressionne :
honeysuckle
eh la bas : chant traditionnel
congo square rag : où l’on se retrouve dans un brass-band du carnaval de la Nouvelle Orléans
just a closer walk with thee : le célèbre gospel est revisité en reggae…
Duke Robillard
Autre son : le blues joué par des Blancs. C’est bien sûr plus récent. 2 noms : Kelly Joe Phelps (cf. ci-dessous) et Duke Robillard, très électrique. Album Temptation : notamment
Life’s funny
When my love comes down
This dream (still coming true)
What’s wrong ?
Kelly Joe Phelps (kjp)
La cinquantaine, pour un blues plus doux. Le blues est né dans le Sud américain à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Il poursuit son expression aujourd’hui encore, avec une grande diversité et beaucoup de force et de capacité d’adaptation. Parce qu’il chante une émotion… "kjp" le rappelle sur la pochette : "(…) the amazing strenght of music. A straight line string running up down through and around. (…) Music serves a grand function in this crazy old world, and all of us, one way or another, are singers. Let your song fly. The rest of us need it." Apparu comme bluesman au milieu des années 1990, kjp, musicien Blanc (mort à 62 ans en 2022), se forme d’abord à la country et au folk, passe par le jazz et le free. Il aboutit au blues sous l’influence de 3 des grands fondateurs du blues épuré des origines (1 chanteur, seul avec sa guitare, qui éventuellement rythme au pied ou en tapant ou tapotant sur l’instrument). Ces 3-là sont nés au début du 20e siècle, inégalés, porteurs de toute la douleur des Noirs du Sud profond :
Blind Willie McTell : une des plus belles balades de Bob Dylan lui est dédiée, avec son nom pour titre... le superbe Blind Willie McTell, de Bob Dylan ;
Fred McDowell : son You gotta move a été repris par les Rolling Stones ;
Mississippi John Hurt.
Kjp joue souvent en posant la guitare à plat sur les genoux, en s’en servant comme d’un piano : il joue la mélodie, enrichie, à la main droite et se sert de la main gauche pour imposer la succession des harmonies, avec un capodastre sur le manche. Kelly Joe Phelps joue seul avec sa guitare dans l’ensemble de l'album détaillé ci-dessous (1997), ce qui correspond à la pratique du début de sa carrière, et à celle de ses maîtres du blues. Sa carrière progressant, il enrichit sa palette d’expressions, par l’apparition de sections rythmiques et d’orchestrations. Kjp croise à la fois balade, blues, folk : peu de musiciens puisent ainsi dans les 3 sources avec autant d’accomplissement. Le fait d’être auteur + compositeur + arrangeur + interprète + instrumentiste, le place, en soi, parmi l’élite du music-hall — pour reprendre la belle expression réintroduite par Henri Salvador — : il y rejoint les Renaud ou autres Ray Charles. Ajoutons que les morceaux sont longs : ils durent pour la plupart entre 4 et 6 minutes, ce qui laisse à l’auditeur l’agréable sensation (même si, surtout si elle est inconsciente) qu’on ne se moque pas de lui ; sans compter la performance physique et mentale que cela représente. Détails de l'album Roll away the stones : c’est certes un album de blues, mais le musicien y prend de grandes libertés, systématiques, avec la grille harmonique du blues en 12 mesures, ce qui prouve à la fois sa force et sa créativité. Le blues est ici comme en partie réinventé. Il est vrai que, parmi les fondateurs, Fred McDowell (cité ci-dessus) a traversé tout le 20e siècle et s’est donc, lui aussi, longtemps affranchi de la grille d’origine, avant d’y revenir à la fin de sa vie.
Roll away the stone. C’est plutôt une ballade, mais exprimée dans un fort esprit de blues, du fait du traitement de l’émotion, par la voix. Paroles et musique de Kelly Joe Phelps, comme pour la plupart des titres de l’album.
Sail the Jordan. Ici également une ballade dans un esprit marqué blues, cette fois non seulement par le traitement de l’émotion par la voix, mais également par le toucher des accords à la guitare et par le rythme et le tempo.
When the roll is called up yonder. Morceau traditionnel, arrangé par Kelly Joe Phelps.
Hosanna. Le morceau démarre comme une ballade folk puis tourne en ambiance blues par l’apparition du rythme que kjp intègre (soudain mais discrètement) après 1 bonne minute et plus encore après 3 minutes. Suivi par un traitement façon blues, illustré par le rythme à la guitare, très travaillé, impressionnant.
Without the light. Ballade, sur un tempo de blues.
Footprints. Très blues, mais seulement dans le rythme, syncopé, ce qui génère un balancement vraiment marqué. Le jeu à la guitare est remarquable.
Go there. Morceau très personnel : le fond est blues mais le rythme est travaillé d’une manière très personnelle… on pourrait même titrer "conversation with my guitar", tant est exceptionnel l’échange entre la voix et l’instrument.
See that my grave is kept clean. Un blues des origines, signé Blind Lemon Jefferson et Furry Lewis, nés tous deux en… 1893. Si Furry Lewis vivra presque centenaire, Blind Lemon Jefferson, Noir Texan, meurt jeune, à 36 ans. Il connaît un grand succès dans les années 1920 aux Etats-Unis, enregistre 100 titres en 3 ans à la fin de cette décennie : il contribue ainsi à diffuser et populariser ce qu’on commençait vraiment à appeler le "blues". Dans ce morceau Kelly Joe Phelps emprunte franchement des séquences à la grille harmonique du blues.
Cypress Grove. Blues ancien signé Nehemiah Skip James. Skip James, né dans une plantation au début du 20e siècle, sera (un peu comme dans le film O’Brother des frères Coen) repéré par un découvreur de talents. Il développera une carrière fulgurante et brève, enregistrant 25 titres en quelques jours… pour disparaître dans la crise économique du début des années 30… et réapparaître 30 ans plus tard grâce au blues revival américain et européen des sixties. Il profite alors de cet engouement pour ré-enregistrer, tels quels, tous ses titres, ainsi disponibles aujourd’hui sur le marché. Profitez-en également pour revoir le film, de 2003, de Martin Scorsese et Wim Wenders, The soul of a man : une grande partie est consacrée à Skip James. Ce qui marque c’est son style picking à la guitare, qui en a influencé plus d’un. Dont, probablement, Kelly Joe Phelps.
That’s allright. Morceau traditionnel, arrangé par Kelly Joe Phelps. Le morceau le plus dense et le plus blues de l’album. Une performance, particulièrement par le jeu d’ensemble voix / guitare, à la fois distincts et complémentaires.
Doxology. Ici aussi une performance instrumentale époustouflante : introduction exceptionnelle puis, au bout d’1 minute, impression d’entendre 1 voix et 1 guitare (voire 2), enfin virtuosité complète après 2 minutes.
Canned Heat
Le groupe de blues-rock issu de la mouvance hippie.
Succès planétaire : On the road again
Going up the country
Rollin' and tumblin'
Rory Gallagher
Le blues, c’est aussi l’Irlande. Rory meurt à 47 ans en 1995. 30 millions d’albums vendus. Tirés de l’album Rory Gallagher — Fresh evidence :
Ghost blues
Heavens’gate
Never asked you for nothin’
Compilations de blues
Elles sont innombrables. J’en conseille 3 :
Album double L’âme du blues d’hier et d’aujourd’hui :
Muddy Waters : Mannish boy (cf. ci-dessus : "Muddy Waters")
Keb’ Mo’ : Am I wrong
Willie Dixon : I’m your Hoochie Coochie man
Otis Spann with Fleetwood Mac : My love depends on you
Champion Jack Dupree : Cabbage greens n° 1
Johnny Winter : Johnny B Goode (rock’n roll)
John Lee Hooker : Boom Boom. John Lee Hooker (1917 Mississippi - 2001 Californie), chanteur et guitariste de blues, influencera fortement le rock. John Lee Hooker subit le premier effacement du blues dans les années 1950 et lance ce titre en 1961, revenant au devant de la scène ; les Rolling Stones, Eric Clapton le considèreront comme un maître. Version de son titre-phare, ici tirée du film The Blues Brothers. https://www.youtube.com/watch?v=nUUyFrHERpU
Album La route du blues :
Champion Jack Dupree : Blues before sunrise
Chuck Berry : No money down. Chuck Berry, né à Saint-Louis en 1926, meurt en 2017. L’un des maîtres du rythm’n’blues, il assoira l’apparition du rock, par la mise en scène de soi et ses solos de guitare. Compositeur hors pair (Maybellene, Roll over Beethoven, Rock and roll music, Johnny B. Goode), il sera aussi considéré comme un rocker et affiché comme un maître par Les Beatles, Keith Richards, Jimi Hendrix. https://www.youtube.com/watch?v=CgKIL7qOhOU
Arthur "Big Boy" Crudup : That’s all right
Jimmy Reed : Baby, what you want me to do
Album Dowtown blues - le meilleur du blues actuel - volume 2 :
Johnny Winter : Johnny guitar
John Mayall : Wake up call
Gary Moore : Jumpin' at shadows. Gary Moore, chanteur et guitariste Irlandais (né en 1952, mort en 2011 d’un coma éthylique), bluesman exploitant les sonorités du hard-rock. Ici à Londres en 1992. https://www.youtube.com/watch?v=LmOTefm0_Jw
B.B. King : Something you got
Albert Collins : If you love me like you say (RnB)
Johnny Copeland : Bye bye baby
RnB, RYTHM AND BLUES (R&B), SOUL
The Animals
The house of the rising sun. The Animals, l’autre grand groupe de rock anglais des années 1960, avec les Beatles : Alan Price, John Steel, Chas Chandler, Hilton Valentine, Eric Burdon. Période 1962-1966 puis un retour de 1976 à 1983. Succès planétaire pour leur version d’une chanson de folk américain. Enregistrement de 1964. https://www.youtube.com/watch?v=4-43lLKaqBQ
The Blues Brothers
The Blues Brothers réunit en 1978 des musiciens autour de Dan Aykroyd (Canadien né en 1952, animateur de télévision et acteur) et John Belushi (animateur de télévision et acteur d’origine albanaise : 1949-1982) et aboutit à un film de John Landis en 1980, dans lequel apparaissent des grands noms, dont Ray Charles :
Shake a tail feather. https://www.youtube.com/watch?v=qdbrIrFxas0
Everybody needs somebody to love. The Blues Brothers en 1980. Titre de Solomon Burke en 1964, qui sera repris par les Rolling Stones en 1965. La version des Blues Brothers est la plus connue. https://www.youtube.com/watch?v=EHV0zs0kVGg
Booker T. & The MG’s
Booker T. and The M.G.’s : 2 Blancs et 2 Noirs, accompagnateurs au sein du label Stax. Stax est le pendant sudiste de Motown au cours des années 1960 et 70 : 600 disques parus, qui structurent l’âme de Stax et du blues de Memphis ; c'est le label, notamment, d’Otis Redding. Un label plus combatif et militant que le bienséant Motown. Leur titre-phare sera Green onions. Titre de 1962.
Ray Charles
Oh, Happy Day. Ray Charles (1930-2004) et The Voices Of Jubilation : "'Voices of Jubilation Choir', Newark, New Jersey, directed by Stefanie R. Minatee, was established in October 1998 under the auspices of the New Jersey Performing Arts Center. It is a culturally mixed aggregation of auditioned voices, committed to singing African American sacred music with an emphasis on Gospel music." https://www.youtube.com/watch?v=wv5n_eCGkvM
I got a woman. Chanson de Ray Charles (décembre 1954). Reprise par les Beatles, Bill Haley, Johnny, Stevie Wonder, Johnny Cash, Kanye West. Ici en live à Miami en 1999. https://www.youtube.com/watch?v=Bbqks4aGOm8
Eddie Floyd
Né en Alabama en 1937 : 82 ans en 2020. Chanteur de rhythm'n'blues et de soul. Il sera l’un des piliers de la Stax, le grand label du Sud, et non de Motown à Detroit.
Knock On Wood. Ici à Washington en 1989. https://www.youtube.com/watch?v=jkF4K2xuSF4. On peut le retrouver dans cette autre version, récente, avec un Eddie Floyd âgé, chantant à 76 ans, en 2013, devant Barak Obama entouré du personnel de la Maison Blanche ! https://www.youtube.com/watch?v=Nm3CvYgM0gw
Golden Gate Quartet
Oh Happy Day
Down by the riverside
Rock my soul
Herbie Hancock
Bring down the birds
The Mar keys
Last night
Curtis Mayfield
the got dang song
Buddy Rich
The beat goes on



Commentaires