UN NOUVEL ART : LES SÉRIES
- Dominique Neirynck
- 25 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 nov.
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Révolution sur le petit écran. Un nouvel art vient de naître : la série. Comme du cinéma, mais spécifiquement pour la télé. Appuyé sur des épisodes. Le genre naît au cours des années 2000 et explose tout au long des années 2010. Dépassant et fusionnant tout à la fois le cinéma et les feuilletons télé. Caractéristique de rupture positive : Hollywood ne domine pas et des pays d’Europe comme le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni s’imposent dès le début du phénomène comme des lieux incontournables. La puissance des scénarios, le talent et le professionnalisme des acteurs, la popularité croissante, l’excellence de la mise en scène et de la technique transforment rapidement le genre sériel en un art à part entière, qui s’impose comme un véritable format, au niveau du cinéma. Certaines parmi les premières séries restent inégalées à mes yeux : elles sont au nombre de 9. Pour toute ces séries, fuir la traduction sonore et donc regarder avec sous-titres : le son des langues fait partie intégrante de l'émotion.
Mad men, série américaine. Elle retrace les débuts de la réclame, devenant plus tard la publicité, dans un Manhattan qui nous parle parce qu’il est déjà contemporain, mais où se croisent encore automobiles et cavaliers, où se rencontrent jeunes publicitaires et vétérans de la Guerre de Sécession. La fin d’un monde et l’éclosion d’un autre, le nôtre. La qualité de la mise en scène, stylée, est renversante, particulièrement dans le respect des attitudes et des ambiances de l’époque, avec un soin particulier apporté aux décors, aux tenues vestimentaires, aux objets, aux comportements. Du cinéma et du documentaire en même temps. Performance des acteurs et actrices, autour de Jon Hamm dans le rôle de Don Draper. Tiré de faits réels.
Forbrydelsen, traduit en The Killing. Série danoise. Attention : fuir la version américaine et retenir la version d’origine, danoise. Acteurs époustouflants, autour de Sofie Gråbøl, sur qui tout repose.
False flag, série israélienne. Israël, Danemark, Suède, Islande… la revanche des petits pays face au géant Hollywood.
House of Cards, série américaine, dans sa 1re version. Les jeux de pouvoir autour de la Maison Blanche. Kevin Spacey incarné.
Borgen, série danoise. La démocratie à la danoise, autour de l’actrice Sidse Babett Knudsen. Une leçon de pouvoir humble, dont la France ferait bien de s’inspirer. Ici, le concept d’acratie cher à Jacques Neirynck s’applique tout le temps et partout. D’autant que l’action politique est ici menée par une femme : protectrice, discrète, scolaire. Bref le contraire de la testostéromanie masculine en politique : dangereuse, fanfaronne, brouillonne.
Trapped, série islandaise. Ambiance blizzard.
Wallander, série britannique. Tournés en Suède, les épisodes sont indépendants les uns des autres. Lumière magnifique et art de l’habitation.
Bron, traduit en The Bridge, série suédoise et danoise. S'en tenir à la version européenne. Tout tourne autour de ce pont, personnage central.
Fortitude, série britannique.



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